Song 122: "Amsterdam" - Jacques Brel

In the port of Amsterdam
There are sailors singing
Of the dreams that haunt them
Away from Amsterdam,
In the port of Amsterdam
There are sailors who sleep
Like banners
Along the dull banks,
In the port of Amsterdam
There are sailors who die
Full of beer and dramas
At first light,
But in the port of Amsterdam
There are sailors who are born
In the thick heat
Oceanic languor

In the port of Amsterdam
There are sailors who eat,
On too white tablecloths,
Dripping fish
They show you their teeth
That chew on fortune
That devour the moon
To eat up shrouds
And it smells like cod
Amongst all of the french fries
That their big hands invite
To come in new waves.
Then get up with a laugh,
With a sound like thunder,
Close their fly,
And go out while burping

In the port of Amsterdam
There are sailors dancing
Rubbing the bellies,
The bellies of women
And they turn and they dance
Like crashing suns
In the torn sound
From a rancid accordion
They are stretching their necks
Better laugh with each other
Until suddenly
The accordion dies
There the serious gesture
There the proud look
They bring back their Batavian (whore)
Into the dawn

In the port of Amsterdam
There are sailors who drink
And who drink and drink
And drink once again!
They drink to the health
Of the whores of Amsterdam
From Hamburg or elsewhere
In general, they drink to the ladies
Who give them their nice body
Who give them their virtue
For a gold coin
And when they drink their fill
They aim their nose to the sky
Blow it in the stars
And they piss as I cry
On unfaithful women

In the port of Amsterdam,
In the port of Amsterdam.
In the port of Amsterdam.

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d’Amsterdam,
Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes,
Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs,
Mais dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanes

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
À croquer la fortune
À décroiser la lune
À bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le cœur des frites
Que leurs grosses mains invitent
À revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotant

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D’un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s’entendre rire
Jusqu’à ce que tout à coup
L’accordéon expire
Alors le geste grave
Alors le regard fier
Ils ramènent leur batave
Jusqu’en pleine lumière

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d’Amsterdam
De Hambourg ou d’ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles

Dans le port d’Amsterdam,
Dans le port d’Amsterdam.
Dans le port d'Amsterdam.